Les Origines du Chat
L'Histoire de nos chats...
Les chats d'extérieur ne sont pas sauvages,
ils sont d'origine domestique.
L'espèce n'a jamais existé en tant qu'animal sauvage.

Voilà Felis Sylvestris, le chat sauvage européen : rien à voir avec les chats de nos villes et campagnes qui eux sont d'une espèce domestique, Felis Lybica. Le chat sauvage européen (Felis Sylvestris) pèse quatre fois le poids d'un chat domestique. Il vit aussi loin des humains que possible, uniquement dans ce qui reste des forêts ancestrales d'Europe centrale et méridionale.
En France, on le signale dans les forêts des régions de Bourgogne, Lorraine, Auvergne, Languedoc, dans les Pyrénées et le massif forestier de Fontainebleau.
De la taille d'un renard, sa fourrure est tigré brun-roux, et sa queue annelée est en forme de massue.
Longueur comprise entre 100 et 115 cm, pelage gris fauve ponctué de raies noires, gorge blanche, queue épaisse et velue, oreilles bases, impossible de le confondre avec l'espèce importée domestique.
Robuste et farouche, il est inapprivoisable.
Il se nourrit de rongeurs et de passereaux, de levrauts, de faisans et de coqs de bruyère, de faons, de chevreuils.



Le chat de nos villes et campagnes : Felis Lybica
Introduit en Italie par quelques soldats romains au retour d’Égypte en 30 avant J.-C., le chat est arrivé en France avec les troupes romaines au cours du premier siècle. Mais remontons d'abord à ses origines beaucoup plus lointaines...
Cette espèce est le fruit d'une symbiose (entraide mutuellement bénéfique) entre l'homme et les quelques membres de l'espèce Felis Sylvestris restés avec les êtres humains au nord de l'Afrique durant le repli de la période glaciaire (il y a autour de 13 000 ans).
Il s'agissait certainement d'individus trouvés lorsqu'ils étaient chatons égarés de leur nid, orphelins ou blessés que les humains ont protégés et nourris.
Vivants isolés de leurs congénères et près de l'homme au fil des milliers d'années, des adaptations génétiques ont créé une espèce nouvelle, plus petite, d'un quart du poids de l'espèce d'origine et avec un attirance innée pour l'espèce humaine.


Felis Lybica est officiellement faune africaine car il y est indigène, l’Égypte étant le berceau de l'espèce, mais même en Égypte elle ne vit qu'auprès des humains.
Cette espèce n'est donc même pas un animal sauvage dans son pays d'origine, elle n'a jamais existé indépendamment de l'homme.
Les chats étaient idolâtrés par les Nubiens dont la civilisation date de 3100 av J.-C. et était située en Égypte.
Les représentations détaillées figurent dans de nombreuses peintures égyptiennes avec un pelage brun roux, tigré, ocellé ou pointillé, de grandes oreilles et le corps gracieux et élancé.
Lorsque les Égyptiens ont commencé à cultiver le long de la vallée du Nil, il y a 4000 ans, (début de l'agriculture et du stockage de grains) la présence des chats protégeait les précieuses récoltes dont la vie des fermiers dépendait.
Ainsi, les humains ont apprécié encore plus la compagnie des petits félins qui jouaient à la lumière du feu.
À partir de 1600 ans avant J.-C., les marins égyptiens qui emportaient des chats sur leurs bateaux pour protéger leurs réserves et leurs marchandises, ont donné quelques chatons lors des étapes commerciales en Orient, en Asie, en Crête et sur des îles grecques.
Les premiers possesseurs européens n'étaient que quelques riches citoyens vivant en Grèce, en Crète et en Italie.



Le chat devint un animal sacré en Égypte à partir de 1567 ans avant J.-C. et il était déclaré illégal de sortir un chat d’Égypte.
Les Égyptiens voyaient en lui l'incarnation de la Déesse Bastet, à tête de chat, associée au soleil, la prospérité, le bien-être et les plaisirs de la vie : sexualité, sérénité, fidélité, musique, danse, amour.
Lorsque les gens désiraient obtenir une faveur de la Déesse Bastet, ils apportaient les meilleurs poissons en offrande à ses représentants terrestres, les chats.
À la mort d'un chat, son corps était momifié, puis enterré dans des tombeaux pour chats. On a retrouvé des milliers de ces momies.
Plus de 300 000 furent découverts lorsque la momie Beni-Hassan a été trouvée par les archéologues au dix-neuvième siècle.
Tuer un chat était un crime grave, puni par la mort.


En 30 avant J.-C., l’Égypte est devenue une province de l'empire Romain.
Les soldats romains rentrant en Italie en permission, prenaient un chat pour l'offrir à leur famille.
Les œuvres d'art italiennes montrent bien que les Italiens appréciaient beaucoup ces cadeaux exotiques. Mosaïques, poterie, fresques et littérature décrivent les chats comme des compagnons de la famille.
Il est dit que l'enfant Jésus a été calmé par une chatte qui s'est couchée à son côté. Le ronron et la chaleureuse présence du chat ont bercé l'enfant qui s'est endormi tranquillement.
Dans la petite ville de Pompéi, ensevelie en l'an 79, un des corps déterrés des cendres volcaniques est celui d'une femme tenant le corps d'un chat dans ses bras.
Les chats ont été portés vers le nord avec l'empire romain.
Apporté par les Romains, le chat est arrivé en France durant le premier siècle.
Le Moyen Age (476 - 1453) a vu, en Europe, les chats tomber en défaveur lorsque l'église Romaine a accusé de sorcellerie les païens et cathares qui ne se convertissaient pas à sa religion. Il était jugé comme un crime capital de ne pas se plier au nouveau dogme romain. Les natifs n'avaient pas d'intérêt pour cette dictature despotique déclarée "religion" par les nouveaux envahisseurs.
Jésus Christ n'aurait jamais dit de brûler les "sorciers" ni leurs chats ! Car il possédait lucidité et compassion. Arrivant de l'Asie les bateau des marchands apportaient la peste (transmis par éternuements) à l'Europe en 1347, (et certainement d'autres infections chaque année). Cette maladie a sévi en Europe de 1347 à 1354 dans les populations citadines car leurs systèmes-immunitaires étaient affaiblis par l'insalubrité des très nombreuses petites villes de l'époque. Mais, ne connaissant pas encore l’existence des résistances internes, les peuples cherchaient des boucs émissaires pour s'expliquer le fléau, et s'attaquaient à les personnes “mystérieusement” résistantes (les personnes qui se nourrissaient de plantes sauvages). Des milliers de femmes célibataires étaient accusées de sorcellerie, noyées ou brûlées vives avec leurs chats. Les dirigeants de la secte catholique ne supportaient pas que les chats fussent une source de bonheur et d'équilibre émotionnel, car l'église voulait faire croire qu'elle pouvait assurer bonheur et santé à condition d'obéissance à l'église. Hypocrites, ces religieux ne se privaient pas des bienfaits des chats vivant avec eux ! Un édit des autorités ecclésiastiques permettait la présence de chats dans les couvents de nonnes et de moines lors des épidémies de peste ! Ils profitaient de cette source de bien-être et de la protection offerte contre la peste par la présence reposante de chats. En dehors des couvents, ils permettaient la continuation des tueries et persécutions de cet animal bienfaisant.
